Ophiopogon japonicus nigra (KOKU-RYU)

il donne de petites grappes de fleurs mauve clair puis des baies noires (fleurs ci contre)

LES PLANTES D'ACCENT
ET D'ACCOMPAGNEMENT

Kusamono


voir aussi les plantes d'accent au Noelanders Trophy 2002
 Que sont les plantes d'accent ?
Rien du tout le plus souvent. Gracieuses graminées cueillies au bord d'un chemin, mauvaises herbes qui piratent les parterres et qui vous offrent une petite fleur blanche ou rose qui vous a fait craquer. Tout est bon, les fraisiers des bois à petites fleurs, les violettes, les désespoirs du peintre, les carex, les paquerettes et même les pissenlits. On n'oublie pas non plus la panoplie des sédum et des fougères. Les japonais les appellent kusamono.

 

 A quoi servent-elles ?
Lors d'une exposition, elles expriment une saison, elles donnent leur plein sens au pied d'un conifère toujours semblable à lui même quelle que soit la saison. Si elles sont au pied d'un feuillu coloré ou d'un arbre en fleur, il faut les choisir sobres et sans couleurs pour ne pas entrer en compétition avec la beauté du bonsai.

On peut aussi les utiliser pour que leur fragilité magnifie la puissance ou la taille d'un bonsai.

Comment les disposer?

La régle d'or du triangle est toujours de mise. Dessinez dans votre tête une ligne qui part du sommet de l'arbre, qui effleure la branche la plus longue, continuez la ligne jusqu'à ce qu'elle rencontre la table. C'est là que se trouvera la plante d'accent.

 Que peut on utiliser ?

Imaginez, un groupe de violette qui sort d'une boule de mousse, un fraisier des bois en fleurs ou en fruits, un fragile désespoir du peintre qui tremble dans le vent, une petite fougère à la crosse duveteuse, une fragile saxifrage, un oeillet sauvage, une spirée neigeuse, un bouton d'or lumineux et pourquoi pas un pissenlit. Ouvrez un regard neuf sur les mauvaises herbes, un regard d'enfant et respirez de vos emerveillements d'antan. La beauté et le charme sont sur un tas de gravat au coin de la rue.

 
 Seule exception, ne prélevez jamais de plantes dans les dunes. En un elles ne survivraient pas puisque vous ne pouvez pas reproduire l'air marin, en deux elles sont indispensables au bon ancrage des dunes. Nous aimons les plantes et notre univers qui a bien besoin d'être protégé.

 
même un géranium miniaturisé peut se révéler d'une grace infinie
 C'est aussi l'occasion d'utiliser des pots aux formes originales qui ne conviennent pas pour les bonsaïs mais qui sont si jolis.

 
 Quand les fleurs et les feuilles sont vraiment petites et l'arbre grand, on peut les utiliser directement dans le pot du bonsaï. Il faut être vigilant pour ne pas rompre l'harmonie en mettant une plante d'accompagnement trop imposante

 
 Comment les élever ?
Essayez toujours de reproduire pour elles le milieu naturel dans lequel vous l'avez trouvée. Prélevez un peu de terre d'origine si c'est possible. Les plantes d'accent sont placées sur des carrelages déposés sur des plateaux sans trous et remplis de gravier. Le plateau peut ainsi être rempli d'eau sans que les racines pourrissent . Ca leur procure de la fraîcheur pour la journée. Veillez quand même a ne pas trop les exposer au soleil brûlant.
Certaines plantes ne peuvent s'habituer à vivre en pot. Elles ne serviront que le temps de l'exposition. On touche là à la frontière entre le bonsaï et l'ikébana.

 
joubarbe sur roche
Ici, un plateau avec des plantes d'accents dans des pots gros comme des dés à coudre. Notez la minuscule lanterne japonaise et le cadre de bambou. C'est tout un jardin de poche, le plateau ne fait même pas 50cm.

 

 


ficaires implantées autour d'une pierre
 

 


fougère.

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