LE PETIT UNIVERS DES MOUSSES

 

Les mousses sont très attrayantes par leur diversité dans la taille et la couleur, Il existe même des jardins entièrement composés de mousses et de pierres. On peut aussi disposer des mousses dans un pot pour servir de plante d'accent.

 

 

Etonnant petit univers que l'on foule aux pieds sans s'en apercevoir. Pour nous, amateurs de bonsai, c'est un élément qui peut mettre nos arbres en valeur.

 Outre leur caractère esthétique, les mousses sont bien utiles pour limiter l'évaporation en été et pour nous signaler très vite que la terre commence à sécher. Leur teinte devient grisâtre et leurs soies retombent.

 COMMENT AVOIR DE LA MOUSSE

Comme nous arrosons toujours à l'eau de pluie, les spores sont obtenues par le ruissellement de l'eau sur le toit. Elles s'installent donc d'elles même dans nos pots.

Nous n'avons pas toujours disposé d'un jeu de citerne et de réservoirs. Nous avons donc essayé comme tout le monde de faire ce qu'on trouvait dans les livres.

On peut prélever de petits morceaux de mousse et les fixer sur la terre à l'aide de petits cavaliers en forme d'epingle à cheveux. Ca marche mais de manière inégale.

D'aucuns préconisent d'arroser la terre avec du petit lait au préalable. Nous déconseillons fortement. La mousse prendra peut être mais ça va attirer un tas de parasites en même temps.

La formule qui marche le mieux, c'est de prélever de la mousse en veillant à prélever les sporanges (les petites capsules dressées), de la laisser sécher puis de la réduire en poudre au travers d'un tamis. Les spores se détachent et il n'y a plus qu'a répandre cette poussière à la surface de la terre et à maintenir humide.

Lorsque nous effectuons un rempotage, nous essayons toujours de conserver un peu de l'ancienne terre avec sa mousse en faisant bien attention a ne pas déchirer leur fragile système radiculaire. Nous mettons sur le dessus du pot l'akadama le plus fin qui a été tamisé l'accroche mieux. Chaque arrosage entraîne à nouveau des spores et bientôt le dessus de la terre est à nouveau vert. Attention cependant, si l'akadama est trop fin, il peut faire une couche imperméable à la surface. Il faut l'ôter ou l'aérer.

Notre mousse préférée ne dépasse pas 1 cm et vit aussi bien dans les sous bois que dans les espaces largement ensoleillés. Cette espèce est très intéressante pour nous parce que son aspect indique clairement le degré d'humidité dans son environnement.

 

 
La sphaigne que l'on rencontre dans les endroits humides comme les marais ne sert jamais comme couvre sol dans les pots, mais elle est très intéressante lorsque on fait une marcotte . On en met à l'intérieur du nylon qui entoure l'endroit où on a enlevé l'écorce et elle aide à maintenir une bonne humidité. Elle a la particularité de se recroqueviller et d'avoir l'air complètement morte quand elle est séchée. Si on la mouille, elle est toute verte 1 heure après.

 
 Certaines espèces de mousses ont des capsules dressées qui tournent sur elles mêmes quand on arrose.

LA MOUSSE EST ELLE TOUJOURS BENEFIQUE

Ce n'est pas si sûr. Comme pour tout, il faut garder la mesure et l'harmonie. Si les coussinets de mousse deviennent trop épais et que la saison est pluvieuse, elles peuvent maintenir l'humidité au point que la terre ressemble à une éponge et que les racines pourrissent . Il peut être nécessaire d'en ôter une partie à l'automne d'autant plus que les besoins en eau des mousses peut être très réduite quand les arbres ont regagnés leurs quartiers d'hiver et qu'une mousse verdoyante peut cacher un arbre qui a soif..

Attention aussi quand vous disposez les boulettes d'engrais. Elles brûlent les mousses. Le mieux c'est de les placer sur le pourtour du pot.

Une mousse trop épaisse peut aussi devenir un paradis pour insectes de toutes sortes. Dans ce cas, les oiseaux risquent de s'abattre sur les bonsaïs. La mousse est par terre et avec un peu de malchance, il y a des branches abîmées.

Il ne faut pas confondre les mousses avec les sagines un peu envahissantes mais pas dangereuses ou, pire encore . Le pire est ce lichen plat, du plus beau vert qui présente une cupule à sa surface. Il prend toute l'eau pour lui et le bonsaï ne reçoit rien. A enlever absolument à la pince à épiler pour bien ôter les longues racines.


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