![]() Cicatrice particulièrement expressive sur un de nos chênes bonsai |
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On connait bien l'usage des bois morts sur les conifères. Les cicatrices sur les feuillus sont beaucoup moins courantes et assez peu étudiées. Elles sont souvent le fait du hasard ou d'une méconnaissance de l'arbre, pourtant, elles peuvent apporter une idée d'âge respectable à un feuillu tout autant que pour les conifères. Nous avons lu, dans les critères de sélection pour une exposition, que les arbres ne devaient pas présenter de cicatrices sur le tronc. Par ailleurs, les cicatrices sont considérées comme symboliques des vieux arbres par les chinois et évitées par les japonais. On peut donc se poser la question de savoir si elles sont souhaitables ou non...ou si nous sommes plutôt japonais ou plutôt chinois. C'est sans doute un domaine dans lequel il nous est possible de nous démarquer. Tout d'abord, il faut voir l'essence de l'arbre et se poser la question de savoir s'il porte ce type de cicatrices dans la nature. Où sont elles placées. Comment se referment elles. Il faut éviter les boursouflures (courantes sur les marronniers) les cicatrices qui ne se referment pas (sur les bouleaux). C'est une bonne occasion pour se balader en forêt, prendre des notes et faire des croquis. |
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Les cicatrices rondes comme ci dessus sont caractéristiques des chênes. On creuse un peu dans le bois et l'écorce se referme doucement en donnant cette forme. On peut voir des arbres éventrés et creux (robinier, pyracantha, sorbiers). | |
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Les érables quand à eux referment leurs blessures complètement jusqu'à devenir invisibles. On distingue à peine la forme de la cicatrice et les lignes de sève passent par dessus. Un érable de qualité ne peut donc pas présenter de cicatrice trop visible. | |
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Les prunus présentent des parties de bois dur et des parties de bois tendre. C'est l'occasion, avec l'aide de la nature, pour créer des formes un peu fantastiques. La flèche indique un creux par lequel filtre la lumière. Au dessus, il y a une cicatrice laissée sans mastic. L'eau va s'infiltrer dans cette partie tendre et au fur et à mesure, le bois devient liègeux. C'est très facile de creuser alors en suivant les lignes dures du bois ça donne un dessin mouvementé et très naturel. La cicatrice va rejoindre le creux préexistant alors qu'une partie de bois vivant sur le devant va rester. | |
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Ca, c'est notre noisetier. La partie qui était supérieure au départ et qui avait été coupée à la hache est devenue du bois mort. Les lignes tendres se sont évidées avec le temps pour donner cette forme assez curieuse. Si on souhaite le conserver, il faut maintenant protéger ce bois avec le produit à jins sinon, il va disparaître complètement. Le bois du noisetier est trop tendre pour faire ça. | |