LES FORMES PLEUREUSES

Peu d'arbres se prêtent à cette forme. Citons le tamarix, salix alba, betula pendula et aussi les wisteria bien que cette forme ne leur soit pas naturelle. Ce n'est pas un travail à conseiller aux débutants même si le saule en particulier est d'une obtention facile par bouturage. La petitesse des bonsaïs empêche que les branches pleurent entrainéees par leur propre poids. Il faut donc y pallier par la taille, la ligature et quelques petits trucs. Cette forme présente des particularités selon l'arbre choisi. Le saule, très souple doit être constamment remis en forme, le tamarix au vieux bois très dur est mis en forme dès le départ et seules les jeunes pousses sont mises en forme chaque année, la glycine à l'écorce épaisse se moque complètement des ligatures, il faut tailler et éventuellement lui supprimer sa coupelle d'eau en été. Comme l'écorce contient beaucoup d'eau, les branches pleurent d'elles même. Attention, ça peut nuire à la floraison. On peut alterner.

Voici quelques idées pour le saule.

 
 Sur les branches principales, supprimer les rameaux qui vont vers l'intérieur pour donner une forme bien évasée

 
 On peut toujours ligaturer d'un bout à l'autre mais comme le haut est dénudé, les fils sont très visibles et assez laids. En outre, sur le saule, ils laissent des marques. Il faut donc ligaturer et déligaturer continuellement. On peut utiliser des trucs comme attacher les branches principales,

 

 Il y a aussi le geste au quotidien. On abaisse manuellement les branches. D'un jour à l'autre, elles vont garder la forme. C'est plus gracieux et moins contraignant que la ligature.

Des petits plombs de pêches peuvent être fixés en bout de branche pour apporter un poids supplémentaire.