LES ERABLES
Voir aussi :

L'évolution d'un groupe d'acer pseudo platanus
radeau et tronc double d'acer palmatum
Evolution d'un acer palmatum dissectum ornatum
évolution d'un acer ginnala
les feuilles d'érable
Taille d'entretien d'un érable

 Acer palmatum

Acer burgerianum

 

 

  ACER

PALMATUM

   Cette famille nombreuse compte pas moins d'un millier de variétés, parfois assez difficiles à identifier. Parmi elles, il n'est pas bien difficile de sélectionner certains arbres pour la richesse et la diversité de leur feuillage. Parmi les arbres d'importation japonaise, on peut déjà trouver les acer palmatum japonica, les desojho au spectaculaire feuillage rouge éclatant au printemps, les seigen qui eux déploient un feuillage rose bonbon d'une extrême délicatesse , les kyohime aux feuilles minuscules, les benicidori au feuillage fin et à la ramure élégante.

Dans les variétés autochtones le choix n'est pas moins grand même si les couleurs sont un peu moins spectaculaires et plutôt brillantes à l'automne. Cette richesse dans les coloris du jaune au rouge le plus vif est un véritable enchantement pour les yeux et fait un peu oublier ce que la fin de l'été peut avoir de terne.

 FORMES UTILISEES

Là aussi, richesse et diversité priment. Les formes les plus réussies sont les groupes, les troncs multiples, les formes rigoureusement verticales ou un peu mouvementées et les formes en radeau.
Il faut noter à ce sujet qu'elles sont particulièrement faciles à réussir à partir de plantes de pépinières.Très vite le tronc émet de nouvelles racines et aussi de nouveaux troncs, ce qui permet d'éliminer les troncs anciens offrant des courbes inesthétiques.

 SOINS

La rançon à payer pour jouir de leur merveilleuse palette de couleur est de les tenir absolument à l'abri du grand soleil pendant tout l'été. Leur merveilleux feuillage est fragile et brûle facilement.
Dès le mois de septembre, par contre, on pourra les exposer un peu plus.

 REMPOTAGE

Il faudra les rempoter pratiquement tous les ans. Leurs racines vigoureuses envahissent rapidement le pot et la motte à tendance à remonter, rendant particulièrement difficile l'arrosage. Il n'y a pas de précautions à prendre pour la coupe des racines. Après le rempotage, préserver l'arbre du vent et de la déshydratation.

 LES ENGRAIS

On commence avec l'apparition de la végétation jusqu'à la chute des feuilles et on suspend en juillet-aout. Ne pas les négliger pour assurer la brillance des coloris à l'automne.

 LE PINCEMENT ET LA MISE EN FORME

Le pincement peut s'avérer fastidieux surtout sur des arbres anciens et très ramifiés. Il est extrêmement important d'y procéder avec soin pour éviter des coupes brutales et la formation de boules disgracieuses. Au moment ou deux feuilles s'ouvrent, il y a déjà en formation au centre la pousse suivante que l'on pince avec les ongles. Le petit bout de tige va sécher et tomber sans laisser de marque.

Malgré tout le soin apporté au pincement, on remarque avec consternation lorsque l'hiver arrive que ces dynamiques petits arbres ont laissé pousser allègrement un bon nombre de petites branches dont on se serait bien passé. Le meilleur moment pour opérer ce genre de coupe est avant le démarrage des bourgeons, lorsque la sève recommence à circuler. Le bois change un peu de couleur et les branches sont plus souples. Si on coupe avant cette période, il y a un risque de casser les branches ou bien l'arbre "pleure " au niveau de la coupe ce qui rend impossible le masticage et peut amener la perte de la branche et favoriser des maladies cryptogamiques.

Les ecoulements en fin d'hiver ne sont pas de la sève à proprement parler, mais plutot de l'eau sucrée.
En fait c'est "l'anti-gel" de l'arbre, une solution très chargée en sucres qui empeche que des cristaux de glace se forment dans les tissus en hiver. Au printemps cette eau change de composition et devient de la sève à proprement parler
La taille de structure est déterminée par la recherche de lignes souples et d'embranchements gracieux. Si une branche semble trop épaisse par rapport aux autres, on peut la couper pour lui substituer une branche secondaire. Il faut tenir compte de la caractéristique des érables qui est de faire des pousses par deux. On peut corriger en supprimant un bourgeon sur deux, ce qui permet aussi de définir à l'avance le sens de la pousse de la nouvelle branche.
Il faut aussi ôter les bourgeons qui se forment à l'aisselle des branches. Ils tirent la sève vers cette branche et risquent à terme de la rendre aussi grosse que le tronc.

 

 

DEUX TYPES DE PINCEMENTS POSSIBLES

L'arbre est en formation

Quand l'arbre est en formation, il est préférable de laisser pousser, laisser lignifier, puis couper à deux feuilles.
Ainsi l'arbre ne fatigue pas. Au contraire il accumule des réserves pour bien rebourgeonner. Chaque taille donne un petit moignon qu'on fait sauter une fois sec.


L'arbre est formé et doit être exposé

Il s'agit d'un pincement de finition. Pas question de le présenter avec des branches hérissées de moignons.

 Regardez bien les photos, C'est le moment précis ou il faut couper la petite pousse au centre des deux feuilles avec les ongles. De nouvelles feuilles pousseront à la base des feuilles restantes. Les feuilles restantes vont grandir un peu trop fort, elles seront supprimées plus tard par un effeuillage partiel. Sur la photo suivante, c'est trop tard, il faut laisser pousser et couper aux ciseaux plus tard.

EN HIVER

 
 A la fin de l'hiver, faites sauter aux ongles tous les petits bouts de pousses qui proviennent des tailles d'été. Comme ils sont sec, il vont casser au ras du vivant sans laisser de traces.

  LA DEFOLIATION

Cette technique est souvent utilisée pour les érables. Une défoliation complète donne lieu à une nouvelle pousse printanière et à un nouveau pincement. Les feuilles obtenues sont aussi plus petites.
La défoliation est à utiliser avec précaution, C'est un choc important pour l'arbre. Il ne faut jamais la faire l'année du rempotage, et on a vu que les érables se rempotent souvent. Il faut tenir l'arbre à l'abri jusqu'à la formation des nouveaux bourgeons et veiller à maintenir la motte humide mais pas trempée puisqu'il n'y a plus d'évaporation.

Nous préférons en général procéder à une défoliation partielle, moins brutale, seulement sur des branches qui ont tendance à devenir trop vigoureuses ou à faire des feuilles trop grandes.

 LES LIGATURES

Il peut arriver que l'on soit obligé de ligaturer une branche. Faire très attention à l'écorce qui est fragile et bien surveiller les fils. Il faut des années pour qu'une cicatrice disparaisse. Il vaut mieux haubaner en protégeant le point de contact du fil avec du caoutchouc ou du raphia.

 
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ACER

BURGERIANUM 

Cette variété mérite bien un paragraphe particulier tant ses besoins sont différents de ceux de l'acer palmatum. Importé du japon, Il est recherché pour la petitesse de ses feuilles et la rusticité de son tronc. Sa ramure est mordorée à l'automne.

SOINS

Beaucoup moins fragile que l'acer palmatum, l'acer burgerianum supporte bien le soleil. Par contre il craint beaucoup le gel.

FORMES UTILISEES

En général L'accent est mis sur son tronc très particulier Il est valorisé par les formes rupestres où ses racines englobent la pierre comme des serres. Il est aussi travaillé en forme penchée ou verticale libre, parfois en groupe. Quelle que soit la forme choisie, il faudra veiller à ce que son jeu de racines soit spectaculaire et bien visible.

LE REMPOTAGE

La variété produit beaucoup de racines et il sera raisonnable de rempoter tous les deux ans. En général, il réagit bien au rempotage et il suffit de veiller à ce que sa motte reste humide. Choisir le mélange standard pour feuillus.

LES ENGRAIS

Pendant toute la saison, l'acer burgerianum va émettre de nouvelles pousses Cette vigueur demande un apport important d'engrais.

LE PINCAGE

On coupe aux ciseaux pendant toute la période de pousse. On peut aussi procéder à une défoliation partielle pour freiner un peu sa croissance. Dans ce cas, on coupe les feuilles aux ciseaux en laissant un petit bout de pétiole attaché. Le mieux c'est de se contenter d'enlever les plus grandes feuilles qui ont de trop longs pétioles et qui obscurcissent l'intérieur de la ramure.

 

MALADIES ET PARASITES

Rien de fatal mais il peut arriver qu'ils fassent des taches d'oïdium sur les feuilles si l'été a été particulièrement pluvieux. Certains érables à la sève sucrée peuvent aussi attirer les pucerons.

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