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C'est un arbuste de la famille des tamaricaceae qui se complaît dans les contrées maritimes mais il peut s'adapter en bonsaï sans faire trop d'histoires. On ne le rencontre pas souvent en bonsaï, c'est pourtant un sujet bien intéressant avec ses petites feuilles d'un vert brillant, dorées à l'automne et sa floraison en plumetis du rose au pourpre, il assure un plaisir changeant tout au long des saisons. LA FORME On peut lui appliquer la technique des bois morts sans qu'il soit ridicule. Comme le mien possède un tronc fin et élancé, j'ai juste souligné la forme d'un léger shari qui le rend plus aérien encore. Ses branches sont par ailleurs souvent travaillées en formes pleureuses qui sont habituelles pour les saules. Quand l'arbre a déjà durci son écorce, il devient impossible de changer sa forme. On peut lui donner une forme verticale informelle et le pencher jusqu'à la demi-cascade. En raison de la finesse de son feuillage, on peut le travailler en shohin. LES SOINS Il peut être placé en plein soleil mais alors il peut demander de l'eau plusieurs fois par jour. Veillez à lui assurer un bon drainage. On peut éventuellement le placer dans une coupelle avec de l'eau juste au niveau du trou de drainage pour lui assurer une ambiance humide. Supprimer tous les bourgeons adventifs qui ne présentent pas d'intérêt. Il peut y en avoir même sur le tronc. L'idéal serait de le placer à proximité d'un bassin où d'une fontaine. LES ENGRAIS Gourmand en engrais, il vaut mieux utiliser un engrais en poudre parsemé à la surface ou un engrais liquide pour assurer une bonne répartition. L'engrais sera donné pendant toute la période de croissance des nouvelles pousses puis suspendu. A l'automne on applique un fertilisant sous forme liquide riche en P et K, deux fois à quinze jours d'intervalle. REMPOTAGE Le tamarix pousse assez lentement, mais attention à la motte surtout si vous utilisez une coupelle en été. Il vaut mieux rempoter tous les ans dans ce cas.Autrement on rempote tous les deux ans vers février mars. Il aime naturellement les terres légères et fraiches. Lui réserver un mélange par moitié de la terre préparée pour les feuillus et les conifères. PINCEMENT ET MISE EN FORME Le problème de cet arbre, c'est que seule la forme pleureuse lui convient et qu'il ne pleure pas naturellement, bien au contraire, toutes les jeunes pousses filent joyeusement vers le soleil. Assez difficile de lui donner cette silhouette empreinte d'élégance qui fait son charme. A déconseiller aux débutants en raison du travail important et précis de ligature à effectuer. Il faut ligaturer les jeunes pousses et pas mal seront cassées, quel que soit le soin qu'on puisse apporter à cette tache. C'est pour ça que je l'ai photographié en juin. Il y a des fils partout pour obtenir ce port aérien. Pour tamaris parvifolia : On fait une taille de structure juste avant la transplantation en ne laissant que 3 ou 4 nouvelles pousses par branche. Quand la pousse est assez longue mais encore souple, on ligature en faisant pleurer. C'est un travail assez délicat et il peut y avoir des pousses qui cassent c'est pourquoi on en a laissé 4 au départ. On souhaite en conserver 2 par branches. Ne pas aller tout à fait jusqu'au bout de la pousse. Contrairement aux genévriers qui reprennent leur forme initiale quand on enlève les ligatures, le tamarix garde la forme donnée une fois pour toutes. Il n'est plus nécessaire de ligaturer les anciennes branches. Après 1 mois et demi, on enlève les ligatures. Pour tamaris pentandra : Il vaut mieux rabattre après la floraison. Les vieilles branches ne peuvent plus changer de forme. Si les branches ne sont pas trop grosses, on peut tenter de les mettre en forme juste après le débourrage des bourgeons, c'est le moment où elles retrouvent un peu de souplesse. JINS ET SHARIS Le tamarix supporte assez bien le travail de jin en raison de la dureté de son bois. Comme le mien présente un tronc assez fin, je l'ai seulement souligné la ligne du tronc d'un léger shari .(à traiter tous les ans avec le produit à jin) MALADIES ET PARASITES Rien à notre connaissance. MULTIPLICATION bouture du bois de l'année en hiver en pleine terre rameau de 20 à 30 cm enfoncé sur les 2/3 Par bouturage en août avec des pousses d'une vingtaine
de centimètres qu'on a laissé enraciner dans du
sable humide en l'enfonçant sur les 2/3. L'intérêt
est de pouvoir donner directement une forme gracieuse au tronc
tant qu'il est encore souple et d'envisager de travailler en
shohin |
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