Collection de Michel Sacal

FILAIRE A FEUILLE ETROITE
phyllirea angustifolia

 

  On le confond souvent avec l'olivier sauvage mais il s'agit bien de deux essences différentes. On pourrait dire qu'il appartient à une branche cousine mais toujours de la famille des oleacées. Il fleurit abondemment et ses baies ressemblent aux olives.


- la feuille de gauche est le Phyllireas Angustifolia qui donne des feuilles lancéolées allongées, de 2 à 3 cm et qui fait des fruits. Il fleurit au printemps en petites grappes blanches et parfumées puis il produit des drupes qui ressemblent à des olives noires

- la feuille de droite, plus petite provient bien de l'Europea Sylvestri

 
  

Phillyrea est le nom classique grec de la plante, Angustifolia du latin angustifolius = avec feuilles étroites.

Famille des OLEACEAE qui regroupe 24 genres différents et quelques 900 espèces… ce qui ne facilite pas les identifications de ces arbres. Certains espagnols l’associent à un olivier à feuilles développées.

Il y a 3 sortes de Phillyrea: angustifolia, latifolia, media.

L’angustifolia se rencontre sur la frange méditerranéenne occidentale (Espagne, France, Italie), principalement dans les endroits où poussent les chênes et les zones rocailleuses de la montagne.

Floraison de mars à mai.

Il s’agit d’un arbuste toujours vert jusqu’à 3 m. de haut à fortes ramifications avec les feuilles étroites et allongées en forme de pointes de lance, coriaces, glabres, et géométriquement opposées. Elles mesurent de 2,5 à 6 cm de long avec pétiole court, le bout est effilé. Le limbe est vert foncé et l’envers est plus clair. Elles ressemblent à celles de l’olivier.

Les fleurs sont d’un blanc verdâtre ou jaune souffre, odorantes avec de petites tiges.

Les fruits de 3 à 6 mm de diamètre, de couleur noire bleutée sont charnus et coriaces, ils possèdent un noyau, et sont similaires aux olives.

La variété angustifolia se différencie de Ph. latifolia par les feuilles qui sont dentelées dont la base est en forme de cœur, et de Ph. media par des feuilles plus grandes et légèrement dentelées.

Site espagnol sur lequel on voit des photos détaillées de l’arbre


- Exposition toute l’année en plein soleil (toutes régions confondues). L’olivier est a son aise lorsqu’il reçoit directement les rayons du soleil. Ses feuilles sont cireuses en surface et duveteuse en dessous, le rendant très résistant au soleil. Soleil = pousses importantes. S’il est trop ombragé, il aura tendance a ralentir sa croissance, perdre ses feuilles a l’intérieur de la ramure et agrandir ses feuilles/entre nœuds.
- Il supporte le vent, la sécheresse, mais n’aime pas le froid intense. La température ne doit pas descendre en dessous de -2°C, -3°C. Les racines gèlent facilement et sont très sensibles. Bien le mettre à l’abri l’hiver en le laissant exposé le plus longtemps possible à la lumière.

 

TAILLESET MISE EN FORME :

- IL supporte bien les tailles drastiques à la bonne époque soit, juste avant le printemps, lorsqu’il commence a sortir de sa léthargie hivernale.
- Ne pas tailler tard en automne, car les jeunes pousses n’auront pas le temps de « mûrir » et risque d’être brûlées par le froid.-
- Si l'arbre fait des rejets au pied il vaut mieux les éliminer dès leur apparition, sinon des boursouflures se formeront.

Tailles de formation :
Pour construire une charpentière, laisser pousser librement la branche jusqu'à la fin de son cycle végétatif. Puis rabattre à la 2e ou 3e paire de feuilles en prenant soin de repérer le futur sens de la branche (soit elles partent horizontalement à droite et à gauche, soit elles partent verticalement en haut et en bas). Les feuilles d’olivier sont opposées ce qui induit que lorsque vous coupez la branche, 2 nouveaux rameaux repousseront à l’aisselle de ses dernières (comme l’érable). Dans notre cas, vous vous arrangerez de couper la branche, pour que les feuilles restantes soit verticales (une en haut et l’autre vers le bas). D’ici quelques semaines, 2 rameaux apparaîtront au niveau de ces feuilles. Laissez pousser librement le rameau du bas (en ayant coupé le rameaux du haut). La branche partant vers le bas donnera une courbure naturelle. Il nous reste donc une longue branche partant vers le bas que nous rabattrons à la 2e ou 3e paires de feuilles à la fin de son cycle végétatif. Cette fois ci, on choisira une paire de feuilles verticales et on conservera le futur rameau qui poussera vers le haut. Cette opération est à renouveler autant de fois qu’il est nécessaire pour atteindre le diamètre de la branche choisi.
Résultat : nous avons réussi a faire grossir une charpentière sans ligatures, purement naturelle et du plus belle effet. (Technique valable sur la plupart des arbres)

 

Ramification :
Pour ramifier une branche, il suffit de laisser pousser librement un rameaux, puis défolier toute la branche SAUF la dernière paire feuilles. (Tire sève) Dans le cas, ou il est bien engraissé et en bonne santé.
Après quelques semaines, un rameau apparaîtra sur l’emplacement des feuilles coupées.

Pincements :
Pour un arbre établi, pincez dès l’apparition de 2 paires de feuilles et coupez le bourgeon central. (en période de croissance, )

 

ARROSAGE :

Il supporte bien supporte les sécheresses . ! Néanmoins, pendant la période de croissance, ne laisser pas trop longtemps la motte sèche, car sa croissance peut ralentir.
Il apprécie les sols calcaires, sans excès. Arrosage à l’eau du robinet (reposée).

Printemps/été/automne : Arroser copieusement en laissant bien sécher le substrat entre 2 arrosages.
L’hiver : réduisez au minimum l’arrosage dès qu’il est en dormance.

 

ENGRAIS :

Chacun sa recette, mais il ne faut pas lui donner de l’azote dans de trop grande proportion, car il fera des entre-nœuds trop long.

Printemps : Dès la reprise, engrais organique, solide en NPK équilibré
Eté (juillet / août) : rien
Automne : organique, solide : NPK = 3/6/8 ou un équivalent toujours fort en P & K. Le dernier apport ce fait juste au début de la dormance.
Hiver : rien

 

 

 

REMPOTAGE :

Rempotez au printemps, juste avant la reprise d’activité. (En mars selon les régions).
Retirez toute l’ancienne terre.
Toutes les fortes racines sont à couper au ras (sauf celles du nébari qui faudra rabattre de moitié). Coupez toutes les racines qui poussent verticalement. Conservez toutes les radicelles.
Le phyllirea se plaît dans un substrat très aéré et bien drainé.

Il est très robuste et refait facilement son système radiculaire.
Lors du prélèvement, même sans racines, il peut repartir (en ayant retiré toutes les feuilles et un maximum de branches inutiles.)

MALADIES :


Des cochenilles peuvent apparaître.